Allier équilibre nutritionnel et snacking

Bordeaux Perte de poidsAvec un rythme soutenu et des horaires parfois décalés, le déjeuner équilibré relève a priori de la mission quasi impossible pour les travailleurs. Le magazine Néorestauration s'est donc intéressé à la question et montre, à travers une interview croisée, que les possibilités sont multiples et les opportunités bien réelles. Pour ma part, j'ai pu évoquer quelques pistes pour allier équilibre nutritionnel et snacking ; de quoi ouvrir les perpespectives pour la pause méridienne...

Mes réponses au magazine Néorestauration concernant le snacking :

Quelles sont les attentes des consommateurs ?

"De manière plus ou moins constante, les clients ont besoin d'un repas qui puisse se manger rapidement, certes, mais qui soit équilibré, et, surtout, qui ne leur fasse pas perdre la conscience qu'ils sont en train de s'alimenter. Au-delà de la quantité de protéines, glucides, etc, le vrai problème est de ne pas être à l'écoute de ce qu'on l'on mange, car on n'entend pas le signal de satiété, par exemple. La dimension « plaisir » est d'autant plus importante."

Comment répondre à cette attente tout en conjuguant plaisir et équilibre ?

"Le simple fait que le sandwich ou la salade soit appétissant(e) est extrêmement important, car cela aide à se recentrer sur le repas plutôt que sur le journal ou l'ordinateur. Cela passe par tous les aspects sensoriels, la vue avec de jolies couleurs, mais aussi des textures contrastées, qui vont inciter à une mastication plus lente. Le fameux signal de satiété intervient en général au bout d'une vingtaine de minutes, même si cela est variable suivant les profils."

Y a-t-il des aliments à privilégier ?

"Il faut de tout, dans les bonnes quantités. Pour moi, si les « super foods » existent, ce sont les plantes aromatiques... Visuellement et gustativement, elle vont donner du peps. Mais ce sont aussi de bonnes sources de vitamines, comme le persil, par exemple, qui est gorgé de vitamines C."

De quoi satisfaire les « sans » ?

"Les végétariens, et les autres d'ailleurs, peuvent miser sur les bonnes associations, qui permettent aux acides aminés essentiels (ceux qui ne sont pas synthétisés par l'organisme) de se combiner. Si le snack ne contient pas de protéines animales, il faut penser à associer céréales et légumineuses. Les combinaisons sont multiples ! Dans les salades composées, bien sûr, qui sont alors plus digestes. Je reçois un nombre incroyable de femmes qui consomment trop de crudités pour se donner bonne conscience. Au mieux, à 16 heures, elles n'en peuvent plus tant elles n'ont pas été rassasiées ; au pire, elles ont le système digestif irrité... Cela est valable aussi pour le sandwich, qui pâtit à tort d'une mauvaise image, mais qui peut tout à fait être sain si le pain est de qualité, de préférence complet. On peut imaginer pas mal de choses avec des pâtes de légumineuses tartinables, comme le houmous, ou les germes de soja, qui sont considérés comme des légumineuses."

Il y a donc encore beaucoup à faire...

"Le public est en attente de manger sain, il faut lui donner envie. On voit des choses apparaître, dans les grandes villes notamment, mais cela reste limité. Or, il est capital de varier les plaisirs pour se recentrer sur l'acte de se nourrir. Sur le pouce ou pas, la nourriture saine ne doit pas être rabat-joie !"

Vous pouvez retrouver l'interview complète ici.